
Tout se fût passé hier matin. Je me réveilla vers 9h00 à cause du réveil de ma sœur. Elle avait en fait rendez-vous au centre français du sang pour un don de plaquette.
Vers 9h30 je descendis prendre mon p'tit dèj, et je tomba nez à nez avec elle. "Tu viens avec moi?" me dit-elle. Et là ce fût le choc dans ma tête: "il faut y aller en vélo, ça pique, mais en même temps c'est un bon geste pour mon corps (ça fait travailler les organes qui fabriquent le sang) et puis ça fait longtemps que j'y suis pas allé".
Je me lava, je m'habilla en pensant à toutes ces questions existentielles. Enfin je passa sans réfléchir mon manteau, pris mes clefs de vélo et partis en direction du centre.
Arrivé là-bas, il y avait plein de monde dans la salle d'attente. je me dit que c'était bête d'avoir fait tout ce chemin pour rien. Tant pis. Après tout, la charmante dame de l'accueil allait peut-être me dire que c'était plein et qu'il faillasse que je rentrasse chez moi!
Boom, je rentra, je donna ma carte de donneur bénévole et demanda "Y'a peut-être déjà plein?...". Mais la méchante dame de l'accueil fit sans blanc de ne point entendre mes paroles et me donna avec un grand sourire le questionnaire qu'il faut remplir avant chaque don.
Tant pis, je m'installa à une table et décida de remplir le questionnaire. Celui-ci posa plein de questions personnelles et indiscrètes sur ma santé, mes opérations, mes vaccination, ma vie sexuelle... Et là, ouf! Une des questions était: "Depuis 4 mois, avez-vous pris des antibiotiques?". Dans ma tête je hurle "Oui!!!!!!!! j'ai été malade il y eu moins de quatre mois!!! La piqûre c'est pas pour moi!!! Youpi". Comme je n'allais pas me barrer comme ça je décida d'attendre la visite médicale.
"Au suivant" cria-t-on dans le couloir (en fait il y avait 2 médecins dont l'attente ne fût pas trop longue). J'allasse dans le bureau du docteur. Elle lut mon questionnaire, me posa 2/3 questions personnelles et indiscrètes sur ma santé, mes opérations, mes vaccination, ma vie sexuelle et si j'avais mangé ce matin... Et là ce fût le drame! Bon votre maladie remonte à un mois c'est bon pour que vous fassiez un don.
Moi: "Au secours, je voulais pas!".
Moi: "Mais là tu va être obligé mon coco! Fallait pas se trouver de fausses excuses."
Donc je finis par rentrer dans la salle de don. Là je vis ma sœur n pleine séance de don de plaquette de 1h30. Je la rassura, et moi avec en parlant un peu avec elle.
Soudain: "Mettez-vous là monsieur" me dit une infirmière. Je m'installa sur le siège. L'infirmière sortit tout le matériel nécessaire: tuyaux en plastique, coton...seringue, bétadine...couteau, hache, guillotine!
L'infirmière me désinfecta le bras. Moi je tourna la tête vers le plafond pour ne pas voir le moment où la grosse aiguille s'enfoncerait dans mon bras tout frêle. Elle dût comprendre et me dit d'inspirer un grand coup. Je ressentis alors une sorte de pincement dans le bras. Ça y est: le plus dur était passé.
Le don en lui même se passa sans soucis. Je regarda la grosse aiguille. Comme à mon habitude je m'étonna de la grosseur de l'aiguille (environ 2mm, contre moins d'1 mm pour les vaccins, l'héroïne ou autre...). Mon débit était assez faible, comme d'habitude environ 30 à 40 ml/mn. On me vida comme ça de 480 ml de mon sang.
Et enfin la consolation: le casse-croûte. Au menu ce fût mini pains au chocolat, croissants, jus de pomme. Puis je rentra tranquillement chez moi tout fier d'avoir fait mon don!
Clique pour savoir où toi aussi tu peux donner ton sang
Si toi aussi tu veux vivre des moments forts comme ceux-ci va faire un don du sang. (Tu ressens la même chose que quand tu attends pour un manège à sensations). Ça dure environ 1h de bout en bout. Et en plus si tu as un problème dans ton sang ils t'envoient les résultats des analyses.
{Edit du 25/12/08 à 22h42}: si tu veux te défiler (non, pas comme moi, je n'oserais pas), fais un régime pour peser moins de 50 kg, essaie de nouvelle sensations avec des rapports entre hommes (désolé pour ces dames) ou encore prends des douches froides pour être malade tout le temps 